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La newsletter des élèves du MBA Audiovisuel de l'ESG
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vendredi 5 novembre 2010

L'interview de Noel Carles - Directeur en charge de la Formule 1


En quoi consiste votre travail ?

Je m’occupe de la Formule 1 au sein du Groupe TF1.

Concrètement je suis en charge des programmes suivants :

Les essais sur Eurosport
Les sujets F1 pour les JT de TF1,
Les sujets F1 pour LCI,
la qualification en direct sur TF1 le samedi
la préparation de « Formule Marion » sur Auto-Moto
F1 à la Une, magazine en direct, 40 minutes avant le début du grand prix
Et enfin, le Grand Prix
J’ai auprès de moi, une équipe composée d’experts, spécialistes dans leurs domaines respectifs et passionnés de F1.


Concrètement, quelles sont vos tâches ?

Mon rôle est de veiller à ce que cela se passe le mieux possible d’un point de vue éditorial, technique et logistique.


Qu’est-ce qui est le plus stressant pour vous et le plus difficile dans votre métier ?

Avec un minimum de moyen, il faut créer un programme de qualité où le téléspectateur puisse ressentir les mêmes émotions que s’il était sur place.


Quel a été votre parcours pour en arriver là ; d’où vous vient cette passion pour l’automobile ?

Après des études en journalisme à Bordeaux, je suis parti en Angleterre pour obtenir un diplôme d’anglais. En 1983, j’ai été recruté par France Inter comme journaliste sportif pour commenter le football et le rugby. De 1987 à 1992 j’ai travaillé pour la Cinq. Mon goût pour les sports mécaniques s’est développé à cette période et j’ai suivi alors plusieurs Paris Dakar. J’ai également commenté la Moto et des compétitions de tennis comme Wimbledon ou Flushing Meadow.
Après l’arrêt de La Cinq en avril 1992, j’ai été recruté par Eurosport. J’ai exercé le métier de Rédacteur en Chef jusqu’en 1996 puis Directeur de la rédaction jusqu’en 1998 et enfin Directeur des opérations spéciales pour les JO, la Coupe du Monde de Football et celle de Rugby. En 2004, Etienne MOUGEOTTE m’a proposé de m’occuper de la Formule 1 pour TF1.


Le public de la chaîne est-il au RDV ? La F1 ça fait de l’audience ?

Faire rêver les téléspectateurs c’est merveilleux, ils sont toujours aussi nombreux à nous regarder, les audiences sont donc très satisfaisantes.
Chaque dimanche il y a plus de 1,7 milliards de téléspectateurs à travers le monde qui regardent la F1. Cette compétition a également d’énormes impacts sur les constructeurs et les sponsors.


Quel avenir pour le Grand prix de France ?

Tout le monde espère qu’un Grand Prix reviendra en France d’ici 2011, pour le moment des pistes sont à l’études autour de Flins et Sarcelles.


Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes qui souhaitent faire votre métier ?

Il faut garder l’envie et la motivation. Même si on vous dit non, foncez !


Article rédigé par Pierre Chenevat (promo 2009)

jeudi 4 novembre 2010

Interview d’Edouard Boccon-Gibod – Président de TF1 Production

Pouvez-vous nous présenter la société TF1 Production ?

TF1 Production regroupe l’ensemble des filiales de production de TF1 qui existaient jusqu’au 31 décembre 2008 et qui étaient : TAP (Tout audiovisuel Productions), Quai Sud Télévision, Glem, TF1 Publicité Production, Alma Productions et Yagan. L’ensemble de ces sociétés a disparu au profit d’une nouvelle entité qui s’appelle TF1 Production. Cette société fait 95 millions d’euros de chiffre d’affaires et rassemble 210 collaborateurs. Sa vocation est de produire, au profit de TF1, de ses filiales et de l’ensemble du marché, un certain nombre de produits audiovisuels, de toutes formes, de toutes tailles, de toutes durées, de tous genres. Cela va du billboard de parrainage de 6 secondes jusqu’à l’émission de variété la plus ambitieuse telle que les NRJ Music Awards, ou 2 heures de rire avec Gad Elmaleh, en passant par de la fiction d’access comme Seconde chance, de la fiction prime time commeR.I.S., mais aussi des magazines d’info, de société et de consommation.

Comment est née l’idée de créer cette société ?

Il y avait jusqu’ici une société spécialisée par genre télévisuel. Les différentes sociétés ne se parlaient pas, coexistaient plus que travaillaient en synergie et il est paru important, au moment du fort renouvellement des attentes du public en terme de télévision, de marier les talents pour créer de nouvelles formes de télévision et une nouvelle volonté de travailler ensemble.

Pouvez-vous nous présenter les grands enjeux de votre fonction ?

Mon rôle est essentiellement de gérer, d’organiser et de développer TF1 Production. En tant que tel, je délègue un certain nombre de décisions à caractère artistique à des producteurs dont c’est le métier ; que ce soit Pascal Richard aux magazines, Frédéric Pedraza aux variétés et divertissement, Franck Calderon à la fiction. En revanche, j’ai pour mission d’organiser ce travail en commun, de créer les synergies, de mettre en œuvre l’ensemble des moyens qui concourt à la réussite des émissions produites au sein de TF1 Production.

Quel a été votre parcours professionnel ?

Je suis dans le groupe TF1 depuis 18 ans. J’ai démarré à TF1 Publicité comme conseiller juridique sur les opérations de sponsoring pendant deux ans. Ensuite j’ai travaillé pendant deux ans auprès du Secrétaire Général de TF1, où je m’occupais des relations avec les pouvoirs publics. Puis j’ai rejoint la Direction Générale de l’antenne de TF1 (de 1997 à 2004) ; j’ai démarré Chargé de mission en charge de la gestion contractuelle pour devenir, en 2003, Secrétaire Général de l’Antenne de TF1. En 2004, j’ai été nommé Directeur de la Communication et des Relations Extérieures du groupe TF1, fonction que j’ai exercé jusqu’en 2007, date à laquelle je suis devenu Directeur Général puis Président de TF1 Production.

TF1 Production est une société de production filiale du groupe TF1 ; comment se déroule le travail avec la chaine ?

La chaine est notre cliente, nous sommes son fournisseur et comme tout fournisseur nous devons au mieux satisfaire les attentes, les volontés, de TF1. Nous avons trois qualités que nous nous devons de garantir en permanence, par rapport à nos concurrents qui sont producteurs extérieurs : plus souple, moins cher et aussi bien !

TF1 et M6 produisent en interne, quelle est la règle ?

Le cahier des charges du CSA interdit aux chaînes de détenir leurs propres moyens de production. Cette interdiction a toujours été comprise comme la détention de matériel propre (caméras, bancs de montage…).
L’enjeu à l’époque était surtout de ne pas concurrencer la SFP (Société Française de Production) et maintenir un minimum de marge de manœuvre auprès de ce groupe de production. Mais dans les années 90, les commandes obligatoires auprès de cette société ont disparu.
Aujourd’hui, notre volonté, c’est d’avoir auprès de nous des collaborateurs de qualité, pour fabriquer des produits qui recueilleront les plus larges audiences.

Quelle est aujourd’hui la stratégie de développement de TF1 Production ?

Dans le cas de la crise actuelle, il faut répondre au mieux aux attentes de la chaine. C'est-à-dire : produire plus, produire mieux, produire moins cher, correspondre aux nouvelles attentes des spectateurs, faire preuve d’une souplesse dans l’exécution et dans le contenu (ce que certains producteurs extérieurs ne sont pas capables d’assumer) et répondre également aux nouveaux besoins des téléspectateurs, que ce soit les formats courts ou les émissions des chaines de la TNT du groupe, comme TMC par exemple.

Quels sont les programmes phares de TF1 Production à venir ?

D’abord, c’est de la fiction, car la fiction c’est une part importante du chiffre d’affaires de TF1 Production, avec notamment la série R.I.S. Nous sommes très fiers d’être le seul producteur français à être capable de sortir 16x52min de fiction prime time en une saison ; aucun autre producteur n’y est arrivé avant nous !
En terme de fiction, au-delà de ce savoir faire sur les séries, il faut être, au profit de l’antenne, le fer de lance de l’innovation d’un certain nombre de paris, de contenus, pour la fiction de TF1. C’est tout le pari d’Interpol dont nous lançons la série après le succès du pilote.
S’agissant ensuite de la politique de magazine, il y a une vraie volonté de renouveau à TF1. Aujourd’hui TF1 Production produit la majorité des magazines de l’antenne parce que l’on a su trouver un ton, une volonté, une énergie, pour aborder l’ensemble des sujets et des attentes des téléspectateurs en terme de contenu.Que ce soit Harry en immersion, Appels d’urgence, 50’Inside, Le Grand frère, Confessions intimes, ou Enquêtes et Révélations.
Il y a un vrai savoir-faire. L’objectif est bien de pouvoir répondre à ces attentes dans le cas d’un traitement de plus en plus moderne.
Enfin, le divertissement est pour nous la clé de notre développement. Nous lançons un pilote de jeu « après l’heure, c’est plus l’heure » sur lequel nous fondons de grands espoirs. Nous participons enfin au renouveau de la variété avec le grand succès rencontré par « Le grand show des enfants »

Comment allez-vous gérer la baisse des montants alloués à l’achat de programmes par la chaine ?

Notre objectif est de faire des économies, le plus vite et le plus intelligemment possible.

Quelle importance accordez-vous aux partenariats avec les écoles, et notamment avec le MBA de Production Audiovisuelle de l’ESG ?

Ce qui m’importe, c’est de pouvoir offrir la chance à un certain nombre de jeunes étudiants motivés de découvrir la réalité des métiers de la production. C’est un métier qui fait rêver, voire fantasmer, quand on ne le connait pas. Mais c’est un métier d’exigence, de rigueur et d’implication. C’est pour cela qu’il m’a semblé utile de nouer un partenariat avec votre MBA, car c’est aussi cela que vous nous apportez comme typologie d’étudiants.

Quels conseils pouvez-vous donner aux étudiants du MBA de Production Audiovisuelle ?

Tout le monde a toujours cru que faire de la télévision, c’était facile. Qu’il suffisait d’amasser des idées sur le coin d’un bureau pour devenir un génie. C’est exactement le contraire. Les étudiants doivent apprendre considérablement, et de la manière la plus rigoureuse possible, les codes, les métiers, les ficelles, avant d’imaginer de devenir un grand professionnel de la télévision.

Malgré une érosion de l’audience, TF1 reste le leader national et européen, comment envisagez-vous l’avenir ?

Je ne fais pas partie des gens qui sont inquiets pour l’avenir de TF1. La fonction première de la télévision est la communication sociale.

Tant que les gens auront envie de parler, à la fac, dans la cour de récré, au bureau, à la machine à café le matin, de ce qu’ils ont vu la veille à la télé, TF1 restera puissante. De plus, tant que les annonceurs auront besoin de toucher simultanément, 6, 8, 10, 12 millions de personnes, en leur délivrant au même moment le même message publicitaire, TF1 restera une chaine puissante.

Article rédigé par
Pierre Chenevat (promo 2009)

mercredi 3 novembre 2010

Fabrice Bailly – Directeur des Programmes de flux de TF1

En quoi consiste votre travail ?

Fabrice Bailly : Je suis l’adjoint de Laurent Storch, Directeur des Programmes de TF1. Auprès de lui, je m’occupe plus particulièrement des émissions de Flux : Jeux, Divertissements, Variétés, Téléréalité et Magazines.

Comment êtes-vous arrivé à cette fonction ?

F. B : Je suis rentré dans le Groupe TF1 après la fin de mes études à HEC, il y a 17 ans. J’ai commencé comme Administrateur adjoint au service d’acquisitions, de 1992 à 1996. Puis j’en suis devenu le Directeur adjoint en 1997 jusqu’en 2000.
Pendant ces 8 années, j’ai d’abord travaillé sur les contrats puis j’ai été responsable de l’acquisition de la totalité des longs métrages, téléfilms et séries. J’étais également chargé de sélectionner les films et de les programmer dans les cases du dimanche et du mardi. Cela m’a permis de développer des compétences à la fois artistiques, juridiques et financières.
En 2000, la direction générale de TF1 m’a demandé de fonder TFX qui est devenu par la suite TF6. J’en ai pris la direction générale ainsi que celle de Série Club,
En 2006, j’ai été nommé Directeur Général de TMC. Enfin, lorsque Laurent Storch est arrivé à la direction des programmes de TF1, il m’a demandé de le rejoindre en juin 2008.

Quels sont les enjeux de la Direction des Programmes ?

F. B : L’objectif de la Direction des programmes de TF1 est de proposer et de créer les meilleurs programmes susceptibles de rencontrer le public le plus large.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

F.B : Je ne parlerai pas de difficulté mais de nouvelle donne, liée à la multiplicité de l'offre de chaînes. Nous sommes passés de 6 à 18 chaînes. En tant que chaîne leader nous devons proposer aux téléspectateurs des programmes qu'ils ne peuvent pas voir ailleurs. Le challenge pour nous c’est donc de proposer des programmes exclusifs, événementiels et incontournables.
Nous devons également prendre en compte un paramètre économique. Il faut désormais raisonner avec un coût de grille optimisé. Nous demandons aux producteurs de produire aussi bien pour des budgets en diminution.

D’où viennent vos programmes ?

F.B : TF1 est essentiellement une chaîne familiale, événementielle et généraliste. Cela signifie qu’il est difficile de trouver la même gamme de programmes sur une autre chaîne française, nous sommes donc incontournable. Nous nous approvisionnons donc auprès d’une très large palette de fournisseurs : des producteurs de fiction française, des producteurs français d’émissions de flux, des majors américaines pour les séries et le cinéma et des producteurs français et asiatiques pour les programmes jeunesse.
Nous nous approvisionnons également auprès de notre filiale TF1 production qui fournit une part importante de la grille en film français, et ce avec grand succès.

Quels types de programmes ont de l’avenir à la télévision ?

F.B : Seuls les programmes de qualité ont de l’avenir. Concernant les séries et la fiction française, les histoires doivent être bien racontées et les héros attachants. Pour les programmes de flux, l’innovation est indispensable.

Que pensez-vous et comment gérez-vous, l’essor des nouveaux modes de diffusion (TNT, Internet, téléphonie mobile) ?

F.B : Il faut désormais être meilleur que par le passé. Le marché est compétitif et motivant.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent faire votre métier ?

F.B : Il faut accepter de se mettre à la place du public, comprendre les téléspectateurs et être en relation avec eux, et regarder énormément la télévision.

Il faut également apprendre à travailler en équipe, il y a beaucoup d’incertitudes car les goûts du public évoluent, il est donc indispensable d’échanger et de s'adapter.

Article rédigé par
Barbara Bey (promo 2009)

lundi 15 février 2010

Virgine Neveu - Ancienne MPA - Promotion 2009

Quel fut ton parcours avant d’intégrer le MPA de l’ESG ?
Après mon bac je voulais travailler dans l'événementiel et la communication, j'ai donc fait une licence d'information et communication. Les amis que j'ai rencontrés là-bas étaient tous des passionnés d'audiovisuel, ils m'ont donc contaminé petit à petit.
Donc quand est venu le moment de faire un choix entre événementiel et audiovisuel pour ma spécialité de troisième année, j'ai longuement hésité et puis j'ai choisi l'audiovisuel.
A la fin de ma licence, j'ai voulu conforter mon choix, j'ai donc cherché une formation dans ce domaine. Il n'y en avait pas beaucoup, surtout des spécialisées dans la production car je ne voulais pas devenir technicienne... j'étais une catastrophe avec une caméra!
J'ai donc fait des recherches par Internet et j'ai ensuite croisé mes informations avec les classements SMBG, et c'est comme ça que le MBA s'est imposé à moi. J'ai donc intégré l'école dès le M1 (commerce/communication option relation publiques) qui me permettait à la fois de consolider mon cursus de communication et à la fois de mettre toutes les chances de mon côté pour intégrer le MPA en deuxième année.

Comment s'est passée cette année au MPA ? Dans quelles APA t'es-tu investie ?
Comme vous devez le savoir, le MPA demande un important investissement, le rythme est difficile entre l'entreprise et les cours, les week-ends sont très cours et la masse de travail ne désemplit jamais. Mais c'est une incroyable aventure car on découvre beaucoup de choses sur soi, sur sa capacité d'adaptation, sa résistance au travail, à la pression... On rencontre également d'autres passionnés de l'audiovisuel : j'ai noué des amitiés très fortes cette année là et j'ai également rencontré des personnes avec qui j'avais envie de construire des projets.

En ce qui concerne les APA, j'étais dans deux projets qui ont duré toute l'année.
Tout d'abord j'étais la directrice artistique de la Newsletter. Notre objectif était de dynamiser et de personnaliser la newsletter graphiquement, en fonction des sujets abordés. Les Newsletter, d'un numéro à l'autre, ne devaient se ressembler.

Mon second projet était la refonte complète du CDLA. Pendant toute l'année, nous avons revu l'ergonomie du site, son arborescence et son graphisme. C'était très intéressant car nous devions entièrement repenser son architecture tout en le rendant attractif, ludique et lisible.

Que retiens-tu de ton expérience au MPA ? (profs marquants, cours mémorable ou utile dans ton métier, etc...)
Chacun des professeurs qui est intervenu avait quelque chose à nous apporter. Ce qui était agréable, c'est que la quasi-totalité étaient des professionnels, ce qui fait que quand ils nous parlaient d'un sujet, ils avaient des exemples et des expériences à l'appui : et ça c'est un vrai plus. Il est vrai que j'ai préféré les cours de tournage ou d'organisation de production qui avaient une vraie résonnance dans mon quotidien, car je pouvais tester et appliquer ce que l'on m'apprenait en cours pendant mon stage.

Ce que je retiens ensuite c'est une très bonne entente dans la classe, j'ai vraiment passé une super année grâce à ça, même si ce n'était pas tous les jours facile.

Quel fut ton parcours depuis la fin du MPA ? Quel poste occupes-tu actuellement ?
Après le MPA j'ai fini mon stage de chargée de production des programmes courts parrainés au sein d'M6.
A la fin de ce stage j'ai été embauchée au sein de l'agence média CUBING comme chef de projet Production. J'y suis depuis maintenant plus de 4 mois. Je suis en charge de coordonner la production de billboards, copies classiques, opérations spéciales,... aussi bien à la télévision, qu'au cinéma, sur le web ou à la radio.


Quels sont tes projets/envies futur(e)s ?

J'ai deux projets qui j'espère verront le jour.

Le premier projet concerne le programme court "Crush" que nous avons développé avec Xavier de Broucker, mon binôme pour notre soutenance de fin d'année.
Un producteur souhaite nous acheter les droits pour développer une série animée. Nous sommes actuellement en train de négocier les contrats et si le projet se fait, nous serons les réalisateurs de cette série. Un pilote est disponible sur le site de la série :
http://xavdb.free.fr/crush/crush_index.html
C'est un dessin animé qui parle de la sexualité et de l'amour chez les jeunes (15 - 25 ans)

Le second projet serait de partir vivre quelque temps au Québec, j'ai commencé les démarches mais j'ai tout mis en suspend pour le moment avec le projet Crush qui commence.

Propos recueillis par Julie Miniussi

Pierre Chénevat - Ancien MPA - Promotion 2009

Comment en es-tu arrivé à intégrer le MBA de Production Audiovisuelle (MPA) et pourquoi avoir choisi celui-ci ?
En sortant du lycée, un bac scientifique en poche, je n’ai pas souhaité suivre la carrière qui m’était destinée : la médecine (comme ma mère). J’ai décidé de suivre ma passion : le cinéma (comme mon père).J’ai donc intégré l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), où j’y ai suivi une Maîtrise professionnelle Cinéma (production, réalisation, scénario).

Durant ma 4ème et dernière année d’université, j’ai mis mon premier pied dans le monde du travail (en dehors de mes nombreux jobs étudiants…) en effectuant un premier stage chez FremantleMedia (la société de production de Nouvelle Star, La France a un incroyable talent, D&Co, Famille en Or, etc.). C’est là que j’ai découvert le monde magique de la télévision ; un vrai métier de passion et d’acharnement dans l’objectif de distraire le public.

Pierre Chénevat (à droite) avec l'équipe de Production de MCE.
J’ai donc quitté l’Université et me suis inscrit au MBA de Production Audiovisuelle de l’ESG qui correspondait nettement plus à mon nouvel objectif de carrière.

Je l’ai choisi pour plusieurs raisons : le fait qu’il soit 2ème dans le classement SMBG depuis plusieurs années (la 1ère place étant attribuée à un diplôme accessible en bac+5), la qualité de ses intervenants (quasiment tous des professionnels du paf), la répartition de l’emploi du temps permettant d’effectuer des stages tout au long de l’année, et beaucoup d’autres !

Comment s'est passée cette année au MPA ? Qu'en retiens-tu ?
L’année s’est bien passée. L’emploi du temps était très chargé : entre les cours, les examens, les projets personnels, les stages, j’ai passé 8 mois à travailler du lundi au dimanche inclus. Mais quand on souhaite réussir, il faut tout donner !
Je retiens de cette année une fatigue intense, des rencontres riches, des enseignements passionnants et une envie toujours encouragée de travailler dans la télé.

Quel fut ton parcours depuis la fin du MPA ? Quel poste occupes-tu actuellement ?
Je n’ai pas vraiment eu de parcours depuis la fin du MPA. Je m’explique : durant le premier semestre du MBA, j’étais toujours en stage chez FremantleMedia, mais j’ai choisi de trouver une expérience dans une autre entreprise. Après quelques jours de recherche, j’ai obtenu un entretien chez TF1. C’est ainsi que j’ai décroché un stage de six mois dans l’équipe de Fréderic Pedraza, Directeur des Divertissements et des Variétés chez TF1 Production. J’y assistais la coordinatrice artistique sur plusieurs émissions, toutes autant mémorables les unes que les autres (2h de rire avec Gad Elmaleh, Petites Stars le Grand Soir, Charles Aznavour : Le Grand Anniversaire, Johnny Hallyday : La Dernière tournée).
A la fin de mon stage, j’ai à peine eu le temps de rendre mon mémoire (un pilote de programme court avec André Manoukian et Nikos Aliagas), que Philippe Marcoux, Directeur de l’Antenne et des Programmes de MCE (Ma Chaîne Etudiante), m’appelait pour me proposer de l’assister dans la chaîne…

Tu travailles donc chez MCE ; ça doit être passionnant de participer à la naissance d'une nouvelle chaîne de télé. Peux-tu nous en dire plus sur cette expérience et sur MCE ?
MCE est la première chaîne de télévision dédiée 100% à la vie étudiante, ce qui n’existait pas jusqu’alors. Les programmes sont variés, puisque il s’agit d’une chaîne généraliste adaptant son antenne aux étudiants. On y trouve trois axes : l’orientation et le coaching scolaire, l’information et le divertissement. La chaîne est disponible sur toutes les box ADSL, sur le câble et le satellite sous peu, et sur le site internet de la chaîne (http://www.mcetv.fr).
Dans la chaîne, j’assiste donc le Directeur de l’Antenne et des Programmes, et suis en charge de la programmation, des acquisitions, et de nombreuses autres choses. En effet, et c’est un des points très positifs dans la naissance d’une nouvelle chaîne, nous effectuons tous de nombreuses tâches, variées et toutes plus intéressantes les unes que les autres.
MCE est une jeune chaîne, où les employés ont une réelle motivation pour qu’elle grandisse et prenne son envol. Nous partageons tous cette envie.

Quels sont tes projets/envies futur(e)s ?
Comme toutes les personnes avec qui je travaille, je souhaite grandir avec la chaîne, et évoluer en son sein.
En ce qui concerne mes projets à long terme, j’y réfléchi activement. Mais ce métier est fait de surprises, je me limiterai donc aux prochaines années avant de voir plus loin.

Tu as été Rédacteur en Chef de la Newsletter Grand Angle l'an passé, un conseil pour la nouvelle équipe qui prend le relai ?
Soyez organisés, intéressés, et servez-vous de cette occasion pour rencontrer des professionnels auxquels vous n’auriez pas forcément accès d’une autre manière.
Bon courage à tous les étudiants de la nouvelle promo. Donnez-vous à fond, et vous en récolterez les fruits bien plus vite que vous ne le pensez !

Propos recueillis par Julie Miniussi.