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La newsletter des élèves du MBA Audiovisuel de l'ESG
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jeudi 15 juillet 2010

Interview de M. Ghislain Achard - Ancien DG de France TV, intervenant MPA


Ancien Directeur Général de FRANCE TELEVISION, Ghislain ACHARD cumule les casquettes et les activités autour du petit écran. Pourtant il parvient depuis plusieurs années à trouver le temps de venir partager son savoir et ses connaissances avec les élèves du MBA Production Audiovisuelle de l'ESG. Alors que le service public de l'audiovisuel connait de forts bouleversements, nous avons pu obtenir les observations d'un professionnel avisé.





Julie Miniussi : Quelles sont vos activités actuelles ?

Ghislain Achard : J’ai une société de Conseil « GAMMES » pour laquelle je travaille comme Consultant. Je réalise des études, des audits pour des groupes médias (radio, télévisions, etc) sur des aspects généraux d’organisation, de programmation et de gestion, et surtout des projets de développements (création de nouvelle chaîne, développement numérique, etc…).

Depuis peu, je suis également producteur. Nous avons beaucoup de projets en développement à destination des chaînes de télévision française. Nous essayons de nous positionner sur des sujets et des traitements qui sortent de l’ordinaire, un peu moins consensuels et un peu plus audacieux, ce qui à mon sens correspond à la demande actuelle.

Enfin, je fais partie du Comité stratégique et numérique, placé sous l’autorité du Premier Ministre. Nous coordonnons le passe de l’analogique vers le numérique. Nous supervisons également la question du « dividende numérique ».


J.M. : Nous vous connaissons au sein du MBA comme l’un des 4 instigateurs de la nouvelle chaîne de télé MCE – Ma Chaîne Etudiante MCE. Comment êtes-vous lancé dans ce projet ?

G. A : Comme souvent dans ce type de projet : c’est d’abord une rencontre de personnes, issue d’univers différents et complémentaires : F. Chalom et Ph. Marcoux qui sont des professionnels de la télévision, P. Azoulay, venu du monde de l’enseignement, et moi-même.

Nous avons identifié le besoin d’avoir un média spécifique sur le sujet souvent anxiogène pour les jeunes et pour leurs parents qui est celui de la formation et des choix d’orientation.

Naturellement ce fut difficile et long à mettre en route comme toujours pour ce type de projet. Il faut trouver les financements, constituer des équipes, avoir du stock de programme… L’audiovisuelle reste une industrie lourde et le processus est long. Pourtant, il est toujours très agréable d’être à l’origine d’un projet : ça laisse une liberté de création et d’organisation.


J.M : La taxe prévue pour remplacer la perte de revenus dû à la suppression de la publicité sur France Télévision à a été retoquée ; en tant qu’ancien DG du groupe FTV avez-vous à dire sur ce sujet ?

G. A : Je n’étais pas très favorable à la suppression de la publicité sur le Service Public de la télévision, qui constituait des recettes stables et propres. Le problème du remplacement de cette ressource est épineux. Bruxelles a effectivement retoqué la taxe prévue et dont on ne sait ce qu’elle va devenir. Pour pallier à cette perte de recettes, compter sur le seul budget de l’Etat est dangereux : celui-ci évolue chaque année en fonction de priorités différentes. Le courage d’imposer une redevance élevée et attribuée directement aux chaînes de télé et radio Comme en Angleterre ou en Allemagne me semble une idée de fonctionnement intéressante.


J.M : Pourquoi intervenir dans le MBA Production Audiovisuelle ?

G. A : Cela fait 3 ans que j’interviens dans le MBA de Production Audiovisuelle. J’aime avant tout transmettre mon expérience et ma connaissance du terrain, du monde de l’entreprise ; j’interviens d’ailleurs régulièrement dans différentes structures. J’aime particulièrement l’échange avec la jeune génération, la spontanéité des question impertinente.

En outre, cela nécessite une certaine introspection, d’analyser la manière dont on travaille et dont se pose dans le monde professionnel. On apprend aussi beaucoup sur soi-même.

Ce MBA est très intéressant en complément d’un cursus général. Si une base généraliste est essentielle ce secteur demande aussi des compétences qui lui sont propres. Cette formation permet de les acquérir. Il est important d’avoir des bases solides dans ce genre de métiers assez généralistes.


J.M : Le secteur télévisuel connaît de profonds bouleversements (nouveaux medias, nouveaux modes de consommation...) Quelle est votre opinion sur cette évolution du secteur audiovisuel que l’on observe actuellement ?

Effectivement nous sommes dans un virage mais faut tempérer cette évolution puisque les chiffres tendent à le prouver : la télévision reste LE média classique. Et par ses ressources il reste le seul média capable d’offrir des contenus de ce type. Les programmes télé restent chers à faire (plateau, re portages, rédaction, etc…). Par exemple, avec MCE, si nous avions fait une WebTV, nous n’aurions jamais pu financer les programmes que nous proposons.

Ce qui est un peu inquiétant c’est l’effritement de l’audience : il se crée beaucoup de petite chaînes, mais dont aucune n’a les moyens de produire des programmes coûteux comme des fictions. Toute la difficulté est là : comment maintenir un bon niveau de création s’il n’y pas de moyens sérieux pour financer ?

Pour l’instant, si la consommation se modifie mais le modèle économique reste le même. La question est pour combien de temps ? C’est une question difficile.


Propos recueillis par Julie MINIUSSI, MPA Promo 2010

samedi 15 mai 2010

Interview d’Ara APRIKIAN - Directeur du divertissement du Groupe Canal +

Quentin Rosan : Pouvez-vous nous expliquer votre parcours et votre rôle de votre service au sein du Groupe Canal + ?
Ara APRIKIAN : Diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique puis j’ai intégré Science Po. J’ai débuté dans l’audiovisuel à la fin des années 1980 chez TF1. Arrivé chez Canal + en 2005, où je m’occupe de l‘ensemble des programmes de flux du Groupe. Ce service sert à déterminer la politique éditoriale en terme de programmes de flux sur les chaînes du Groupe Canal +. Nous choisissons les projets, les programmes, les producteurs et les talents que nous désirons mettre à l’antenne, essentiellement pour les émissions en clair de la chaîne Canal +. Pour cela, nous veillons à la bonne exécution des orientations éditoriales (tant pour les productions internes que pour les productions extérieures).

Q.R. : Selon vous, quels sont les ingrédients qui font le succès de Canal + depuis sa création ?
A.R : Parier sur les talents : auteurs, animateurs ou acteurs. Canal + n’est pas une télévision d’importation de formats. Il s’agit de mettre en valeur des talents dans le cadre d’émissions qui ne sont pas des émissions à « mécanique » ou formatées, mais plutôt des grandes émissions généralistes qui mélangent de l’information et de l’entertainment : la différence est intimement liée à la nature des talents qui les constituent. C’est donc la gestion des talents qui fait la différence : ceux que nous découvrons et développons ont ensuite une expression assez large à la télévision ou en dehors de la télévision comme au cinéma ou dans l’humour.

Q.R : Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?
A.R : La grille de Canal + est une grille qui connaît depuis quelques années un grand succès. Notre travail est de continuer à entretenir ce succès en travaillant minutieusement à l’intérieur de chacune des émissions et des tranches qui constituent le clair de la chaîne. Nous veillons ainsi à l’innovation du Grand Journal, de L’Edition Spéciale, de La Matinale, nous essayons de repérer de nouvelles écritures. De manière générale, nous nous efforçons d’être toujours à l’avant-garde de l’écriture, de l’expression télévisuelle ou de l’expression humoristique. Nous travaillons pour garantir la pérennité et dans le même temps le renouvellement du clair de Canal.

Q.R : Quels sont les critères de sélection que vous appliquez, en terme éditorial, pour vos grilles de programmation ?
A.R : C’est tout d’abord la diversité de l’offre en offrant toute une palette d’expression de notre signature éditoriale la plus variée possible tout en restant fidèle à ce qui fait l’impertinence de la vision du monde que propose Canal +, que ce soit dans les domaines de l’information, de l’humour, du reportage ou du magazine.

Q.R : Quelles sont les étapes déterminantes que le Groupe doit réussir pour assurer sa pérennité ?
A.R : Il y a deux choses : rendre pleinement nos abonnés satisfaits de leur abonnement par la valeur de nos programmes cryptés et la valeur de marque des programmes en clair mais aussi contribuer à développer notre parc d'abonnés en faisant du clair de Canal une vitrine de choix qui donne une vue d'ensemble de la boutique, qui soit un espace de découverte de l'offre éditoriale de Canal +. Nous devons nous inscrire dans une offre qualitative extrêmement forte pour justifier la nature de l'abonnement et la fidélisation de nos abonnés. Nous ne pouvons plus être sur une offre simple de complémentarité, mais une offre qualitativement supérieure.

Q.R : Comment le Groupe se positionne-t-il face à la nouvelle concurrence que représente le Groupe Orange ou la TNT ?
A.R : La TNT grignote des audiences mais pas en terme de perception de valeur qualitative. Nous sommes à la croisée des deux puisque nous devons faire de l'audience sur les programmes en clair (il y a quand même des recettes publicitaires à la clef) mais nous devons surtout projeter une valeur d'image pour Canal qui soit extrêmement forte. La valeur qualitative et la satisfaction des abonnés doivent être toujours aussi élevées et montrer que lorsque l'on regarde un programme de Canal +, que l'on ne peut pas voir ailleurs. Cet axiome là doit être toujours aussi présent.

Q.R : Quel est selon vous l'avenir des sociétés rattachées au Groupe comme la société Multithématique ? Sont-elles amenées à contribuer au développement de votre parc d'abonnés ?
A.R : Ces chaînes du Groupe constituent une partie de l'offre notamment de Canalsat. Elles se situent sur un autre marché qu'est celui de la télévision par satellite qui est en concurrence avec d'autres acteurs. L'ambition de ces chaînes est d'offrir aux plateformes qui les distribuent une vraie valeur ajoutée pour motiver de nouveaux abonnements. Pour cela, nous avons réorienté éditorialement certains projets et certaines chaînes comme Jimmy par exemple vers un public plus masculin avec des programmes plus percutant qui puissent s'adapter à la situation concurrentielle du moment.

Propos recueillis par Quentin ROSAN, MPA Promo 2010

mercredi 12 mai 2010

Interview de Denis CANTIN


Denis CANTIN est l'un des intervenant MBA Production Audiovisuelle. Il propose un cours intutilé "marchés internationaux et formats TV". Il est également Vice-President, Sales Europe chez Twentieth Century Fox France. Il répond à nos questions pour Grand Angle.

Aurore Poret : qu’enseignez-vous aux étudiants du MBA production audiovisuelle ?

Denis Cantin : depuis six ans, j’interviens pour présenter les différents formats et les modalités de la vente/acquisition de droits TV à l’international. Ce cours évolue en fonction de l’actualité. Je dresse aussi un panorama de l’audiovisuel à l’étranger tout en présentant l’évolution du marché de l’offre et de la demande et les formats les plus porteurs et exportables.


A.P. : Vous travaillez aussi pour la Fox, en quoi consiste votre poste ?

D.C. : Je suis en charge de la vente du catalogue Fox Films et Séries sur l’Italie et je possède aussi deux autres activités transversales de développement en Europe: la FVOD (Free Video On Demande ; la catch up TV gratuite financée par la publicité comme celle d’M6replay) et les vente formats US de fiction pour des adaptation TV nationales dans plusieurs pays. J’ai débuté à la Fox en 2001, au moment de l’arrivée de la real TV, j’ai donc commencé à la Fox par la vente, aux chaînes européennes, de formats US (Reality, jeux, et divertissement) -comme « Tentation Island/L’île de la Tentation » ou encore « Mon Incroyable Fiancé » à TF1, ou « La Pupa e il Secchione/Beauty and the Geek » sur Italia Uno - et de programmes américains que l’on appelle souvent aujourd’hui les « ready made ». Je dois admettre que dans ce domaine, nous venons de vivre une décennie absolument incroyable.


A.P. : quel a été votre parcours avant d’arriver à la Fox?

D.C. : L’Institut de Sciences Politiques d’Aix-en-Provence après le Bac, un DEA en histoire du Droit, et suite à un échange Erasmus à l’Université de Pérouse (Italie), j’ai entamé une Thèse à Rome sur les documentaires historiques Français et italiens. J’ai pu ainsi poursuivre avec un stage à la RAI et surtout un Master Européen en Management Audiovisuel (EMAM, Rome) financé par le plan européen Media. J’ai commencé mon activité professionnelle en tant qu’assistant de production en France. Après un passage au Ministère de la défense, où j’étais en charge des ventes internationales des archives audiovisuelles, j’ai été embauché la Fox où je travaille depuis 9 ans.


A.P. : Quels sont actuellement les formats les plus vendus ?

D.C. : on est sur une programmation de crise marquée par l’achat de valeurs sures orientées vers des marques établies - Survivor ou Big Brother sont confirmées par la plupart des diffuseurs mondiaux - ou une certaine forme de cocooning (coaching, cuisine, enfants…etc.) souvent à travers des programmes relativement moins coûteux et rediffusables. En ce qui concerne les fictions nationales, seules les comédies familiales, quelques mini-séries historiques, et certains policiers, s’ils sont très « locaux », se portent bien. Les sketches et les telenovellas sont aussi en plein essor.


Propos recueillis par Aurore Poret, MPA promo 2010

mardi 20 avril 2010

Le MPA débarque au MIP!

Le MIP TV ou Marché International des Programmes Télévisés est un évènement incontournable pour tous les professionnels du secteur de l’audiovisuel du monde entier. Du 12 au 16 avril 2010, à Cannes, se sont négociés près de 4 milliards d’euros de droits .

Malgré l’apparition d’un certain nuage islandais venu assombrir le ciel européen, acheteurs, vendeurs, et producteurs du Japon, des Etats-Unis, d’Israël comme d’Europe étaient bien réunis au Palais des Congrès et Festivals. Cette année Singapour, grand spécialiste de la fabrication de programmes en 3D, était mis à l’honneur de cette édition comme l’a annoncé Monsieur le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lors de son discours d’ouverture du Salon.

Le MPA était bien sûr présent à cet évènement : Charlotte, Mathilde, Amélie et Pierre sont partis caméra à l'épaule afin de réaliser des interviews destinées à élaborer des « fiches métiers vidéos » pour le club de l'audiovisuel. Le rythme fut intense et les journées chargées mais les membres de l’équipe ont pu réaliser leurs interviews sans encombre grâce à l’aide précieuse de toute l’équipe de l’organisation du ReedMidem et de Martine Donboly.

Rencontres avec certains grands acteurs des médias, participation à des conférences, au concours du Content 360°, leur ont permis de mieux comprendre les nouvelles tendances 2010 telles que les concepts transmedia et crossmedia, les innovations en matière de gestion de contenu ou encore la technologie 3D.

Ce 47ème MIP TV a donc clairement mis en avant le concept transmédia (étudié en cours) qui permet l'interactivité avec le téléspectateur (interview de David Michel de Marathon Média et conférence sur le jeu facebook des « Totally Spies »). Voir l'article "Transmédia" sur Grand Angle.
A ce sujet, Tim Kring créateur de la série Heroes a accentué sa conférence sur le fait de développer le concept de « téléspect’acteurs » pour ainsi offrir au public de sa série la possibilité d'interagir avec l'histoire de la série ou de la fiction sous toutes ses formes. En interview, il confiera plus tard que ce concept pourrait très rapidement être étendu à d’autres types de programmes tels que les jeux et divertissements ou encore la télé-réalité.

Pour ce qui est du crossmédia ou principe de mise en réseau des médias, l’importance des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook et des nouveaux médias digitaux, avec l’émergence de la télévision sur téléphone portable, ont été rappelés à maintes reprises par différents intervenants.

C’est dans ce contexte de croisement des médias que Lagardère a également choisi le MIP TV pour annoncer en exclusivité son partenariat avec Youtube en vue de mettre à disposition du contenu sur leur plateforme. L’objectif étant bien sûr de recruter de nouvelles audiences.

Les étudiants ont également pu tester la technologie 3D appliquée au petit écran. Cette télévision en relief nouvelle génération était présentée sur le stand TF1 sur deux écrans différents côte à côte. Un de marque Samsung, déjà commercialisé mais assez onéreux et l’autre Hyundai, pas encore présent sur le marché. Attention ! Le port des lunettes est obligatoire pour les deux technologies mais la différence ne saute pas aux yeux…
Pendant la Coupe du Monde, TF1 proposera 5 rencontres au format 3D. Véritable demande du public ou gros coup de pub ?
Tout l’enjeu de cette technologie se situe dans le fait de réussir à s’imposer au sein des foyers.

Le Content 360° était également un moment fort de cette édition, créé en 2005 et organisé cette année par Ogilvy & Mather, ce concours à pour vocation de stimuler l'innovation dans le domaine des contenus et des services interactifs, la création d'applications qui exploitent parfaitement les possibilités offertes par les plateformes numériques haut-débit (internet, mobiles, etc) pour optimiser le rapport entre le public et les chaînes de télévision et maximiser leur audience. Cent quatre-vingts dossiers venant de trente-quatre pays ont été déposés pour cette compétition, dont le but était de trouver une opération de contenu de marque originale pour Coca-Cola, client du réseau publicitaire. Le prix d’une valeur de 10 000€ a été remporté par une société de production Britannique, Scorpion TV, qui a proposé une émission de télé-réalité qui suivrait six équipes de jeunes en train de concrétiser des projets humanitaires.
Ce concours est également ouvert aux étudiants. Un challenge qui pourrait être relevé par la promotion du MBA l’année prochaine… affaire à suivre !

Quoiqu’il en soit cette expédition au MIP TV fut très enrichissante à tous points de vue pour les étudiants du MBA et a permis de mettre en parallèle la réalité du marché de l’audiovisuel avec les connaissances apprises en cours. Fort de cette expérience, ils ont réalisés un blog où sont mises en ligne toutes les interviews réalisées lors de cet évènement : http://mpa-miptv2010.blogspot.com/


lundi 15 février 2010

TF1 ET M6 LUTTENT POUR LES DROITS TV DES BLEUS



Qui a dit que les bleus n’intéressaient plus les médias depuis la main de Thierry Henry et la qualification limite pour la coupe du monde face à l’Irlande durant les barrages ?
Certainement pas TF1 et M6 qui se font la guerre pour obtenir le précieux.
L’acquisition des droits TV des matchs de l'équipe de France pour 2010-2014 est au centre du conflit entre les deux chaînes. Alors que TF1 négocie avec M6 pour revendre des matchs de la coupe du monde 2010, la méfiance chez la Une est de mise car sa petite sœur discute en sous-main avec la Fédération Française de Football pour acheter entre 3,3 et 3,7 millions d’euros le match. TF1 en propose aujourd’hui 4 millions au vu des résultats de l’équipe sont en constante baisse depuis l’avènement de Raymond Domenech et surtout l’échec de l’Euro 2008. La FFF veut retrouver le même statut qu’avec la génération 98 où elle touchait 5 millions d’euros par match à domicile. Et la Fédération se tend quant aux critiques acerbes portées sur son sélectionneur surtout par les journalistes de TF1 Bixente Lizarazu et Jean-Michel Larqué. Cette ambiance tendue entre les bleus et la Une inquiète cette dernière qui voit son avenir dans le football s’obscurcir. Même si elle a le temps de voir venir grâce à ses moyens financiers. Effectivement comme on le sait dans le football, ce qui compte, c’est le chèque au final et dans cette bataille, TF1 ayant un gros avantage. Affaire à suivre...

Patrick Faure (Promo 2010)

LE GROUPE CANAL+ LANCE SON APPLICATION DE TV MOBILE SUR APP STORE

L'application de TV mobile CANAL+ fait son apparition dans App Store et permet ainsi à tous les possesseurs d'iPhone et/ou d'iPod touch d'accéder aux Chaînes CANAL+ et/ou au bouquet CANALSAT sur mobile, en 3G/3G+ et en wifi. Un lancement qui illustre l'ambition du Groupe CANAL+ de déployer ses offres sur l'ensemble des nouveaux supports multimédias, fixes ou mobiles.
Grand Angle a voulu en savoir plus !
Voici pour vous en exclusivité une interview de Marie-Christine TREMORIN, directrice des produits mobiles et webTV chez CANAL+.

1. Pourriez-vous m’expliquer le rôle de votre service au sein de Canal+ ?
Nous sommes en charge de la ligne de produit mobile et web TV au sein de la direction du développement de Canal + Distribution. Ce service a pour objectif de porter les offres du groupe Canal + sur ces nouveaux medias permettant ainsi de développer les nouveaux usages auprès de notre base abonnés tout en s’adressant à de nouvelles cibles.

2. Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?
« confidentiel » J

3. Pour vous, en quoi l’iphone a-t-il ou va-t-il révolutionner l’usage et la consommation des médias sur le mobile ?
L'Iphone reste le Smartphone le plus demandé sur le marché français et le plus apprécié par le grand public : ergonomie ludique et unique, navigation très fluide, rapidité d’accès aux contenus et qualité d’image. Ces nombreux atouts permettent de garantir le prolongement de l’expérience TV sur son mobile et démocratiser ainsi son usage. C’est en soi une révolution et une rupture par rapport aux expériences passées sur la consommation des medias sur mobile.

4. Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur l’application iphone que va sortir Canal+ ? Sera-t-elle payante ou gratuite ?
L’application a été lancée le 15 décembre : elle est téléchargeable gratuitement dans l’Apple Store depuis iPhone et iTunes. Elle permet un accès gratuit aux programmes en clair de Canal + (en direct et à la demande) ainsi qu’à la chaîne d’information en continu I-Télé.
Au-delà de cet accès gratuit, l’application donne à l’utilisateur la possibilité de souscrire à deux offres :

  • Canal + sur le mobile, soit l’accès en direct aux cinq chaines premium Canal +, Canal + Cinéma , Canal + Sport, Canal + Décalé et Canal + Family ainsi que le service de télévision de rattrapage, Canal + à la Demande
  • Canalsat sur le mobile, un bouquet de plus de 50 chaines dont plus de 20 en exclusivité issus des thématiques phares et appréciées des téléspectateurs telles que l’information avec I-télé, le sport avec Eurosport et Infosport, la musique avec MCM Top , le divertissement avec June, la jeunesse avec Disney XD et la découverte avec Planète.

5. Quel serait le tarif proposé ?
Pour les non abonnés aux offres TV, c'est-à-dire pour nos prospects, Canalsat est commercialisé à 9 euros / mois et Canal + à 4,99 euros les deux premiers mois puis 20€/mois. Ces deux offres sont disponibles sans engagement. Le client peut suspendre et/ou réactiver son abonnement à tout moment.
Nous avons proposé à nos abonnés une nouvelle formule qui leur permet de bénéficier au sein d’une seule et même option de l’accès à leur offre TV sur PC et sur mobile. Cette option est commercialisée à 5 euros pour les abonnés 3 ou 4 étoiles et est incluse dans l’offre des abonnés 5 étoiles.

6. Allez-vous porter l’application sur d’autre système d’exploitation mobile ?
Après le lancement de l’Iphone, nous souhaitons également porter ces offres sur les autres Smartphones du marché, et qu’elles soient notamment disponibles sous Android (Google), ainsi que sous Symbian (Nokia) et Windows Phone.

Propos recueillis par Arnaud Soufflet (Promo 2010)

Naissance de Ma Chaîne Etudiante

Le MPA a pu assister de près et avec enthousiasme à la naissance d'une nouvelle chaîne : MCE pour « Ma Chaîne Étudiante ». Quatre personnalités sont à la tête de ce projet : Pierre AZOULAY - Président de la chaîne (qui fut pendant de nombreuses années le président du groupe PGSM auquel appartient notre école), Ghislain ACHARD (ancien Directeur Général de France Télévisions), Philippe MARCOUX – Directeur de l'Antenne et des Programmes (et Directeur de notre MBA spécialisé en production audiovisuelle), enfin Florence CHALOM – Directrice de l'Antenne et des Productions (et que nous connaissons dans le MPA en tant qu'enseignante en Direction de Production).

Cette chaîne s'adresse à nous, étudiants, et à tout ceux qui impliquent jeunesse et énergie dans leurs études. La chaîne s'axe sur une grille de programmes originaux produits par MCE et diffuse également des séries achetées. Bien qu'encore dans ses premiers mois d'activité, elle a déjà développé une identité propre : à la fois savoir être pointue dans ses services rendus aux étudiants dans la gestion de leur vie quotidienne (logement, budget, loisirs, etc) tout en gardant une certaine légèreté dans le traitement des questions liées à l’orientation et autres choix professionnels qui semblent souvent cornéliens à cette période de la vie. De « Ma quotidienne » présentée par Isabelle Brès à « N'oublie pas ton passeport », la chaîne n'hésite pas à garder un ton allègre et à insuffler une certaine dose de bonne humeur dans l’appréhension de ces questions estudiantines afin de ne jamais tomber dans le ton professoral et parental que les 16-29 ans connaissent déjà bien trop dans leurs structures scolaires ou familiales. On perçoit ainsi la bonne humeur communicative des chroniques tout comme la rigueur éditoriale des contenus et de la forme qu'ils prennent. En tout cas, et pour la joie qu'elle nous apporte, longue vie à MCE !

Rémi Veyrié (Promo 2010)

mardi 15 décembre 2009

Longue vie à MCE !!

Le MPA a pu assister de près et avec enthousiasme à la naissance d'une nouvelle chaîne : MCE pour « Ma Chaîne Étudiante ». Quatre personnalités sont à la tête de ce projet : Pierre AZOULAY - Président de la chaîne (qui fut pendant de nombreuses années le président du groupe PGSM auquel appartient notre école), Ghislain ACHARD (ancien Directeur Général de France Télévisions), Philippe MARCOUX – Directeur d’antenne et des programmes (et Directeur de notre MBA de production audiovisuelle), enfin, Florence SHALOM – Directrice des production (et que nous connaissons dans le MPA pour nous avoir donné des cours d’organisation de production). Cette chaîne s'adresse à nous, étudiant et à tout ceux qui impliquent jeunesse et énergie dans leur études. La chaîne s'axe sur une grille de programmes originaux produits par MCE et diffuse également des séries achetées. Bien qu'encore dans ses premiers mois d'activité, elle a déjà développé une identité propre : à la fois savoir être pointue dans ses services rendus aux étudiants dans la gestion de leur vie quotidienne (logement, budget, loisirs, etc) tout en gardant une certaine légèreté dans le traitement des questions liées à l’orientation et autres choix professionnels qui semblent souvent cornéliens à cette préiode de la vie. De « Ma quotidienne » présenté par Isabelle Brès à « N'oublie pas ton passeport », la chaîne n'hésite pas à garder un ton allègre et à insuffler une certaine dose de bonne humeur dans l’appréhension de ces questions estudiantines afin de ne jamais tomber dans le ton professoral et parental que les 16-25 ans connaissent déjà bien trop dans leurs structures scolaires ou familiales. On perçoit ainsi la bonne humeur communicative des chroniques tout comme la rigueur éditoriale des contenus et de la forme qu'ils prennent. En tout cas, et pour la joie qu'elle nous apporte, longue vie à MCE !