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La newsletter des élèves du MBA Audiovisuel de l'ESG
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vendredi 5 novembre 2010

Interview de Martin Malone – Etudiant du MBA et stagiaire chez TF1 Production

Quel a été ton parcours avant d’intégrer le MBA ?

J’ai été diplômé de l’école de commerce EMLV (Ecole de Management Léonard de Vinci) à la Défense dans le cadre d’un cursus Bac +4. J’avais opté pour une spécialisation dans l’axe d’étude « Marketing » avec une option de fin d’études BtoB.

Et tes stages ?

J’ai effectué l’ensemble de mes stages dans le secteur d’activité des médias (Publicité TV : Publicis / Cinéma : Pathé / TV Eurosport / Presse : Libération /Radio : Radio France /TV : OLTV / TV : TF1 Production). Après avoir eu la chance d’avoir pu faire ces stages dans toutes ces différentes branche de médias, je me suis rendu compte que c’était le secteur de la télévision qui me plaisait le plus. Le stage chez OLTV m’a vraiment permis de confirmer cette envie de travailler en production pour la télévision et m’a appuyé dans mon choix de faire le MBA Production Audiovisuelle ESG.

Comment s’est passée ton intégration au sein du grand groupe TF1 ?

Mon intégration s’est parfaitement faite. J’ai très vite été introduis avec les différentes équipes travaillant sur l’émission Téléfoot et Mytelefoot, dont je suis l’assistant de production. Je suis arrivé dans une semaine un peu particulière car l’on devait produire deux émissions alors que normalement une seule émission est produite par semaine. Ce changement dans la planification de la production était dû à l’évènement exceptionnel de sacre de l’équipe de Marseille dans le championnat français. Nous avons alors bouclé cette émission « Spéciale Marseille » et de nombreuses missions m’ont été attribuées d’entrée de stage.

Quelle a été ta première mission chez TF1 ?

Justement les premières missions qui m’ont été attribuées concernent l’édition spéciale que l’on devait présenter pour le weekend du sacre de Marseille à la tête du championnat français. J’ai alors été récupérer les contenus vidéo nécessaires à l’élaboration de l’émission. Pour cela, j’ai été introduis au service des archives où l’on récupère les images dont on a besoin pour illustrer nos différentes rubriques. Il faut ensuite passer une grande partie du temps à superviser et conseiller le monteur qui va mettre en cohérence toutes les séquences sélectionnées.

Qu’envisages-tu pour ton avenir ?

J’envisage de rester dans le secteur de la télévision et spécialement dans la production. Pour avoir déjà fait des stages en communication, programmation, marketing … je me rends compte que le coté créatif et opérationnel de la production correspond bien à ma personnalité et à mes envies. Mon parcours est jusqu'à présent très axé sur le sport et plus particulièrement le football mais je n’aimerais pas me renfermer que dans ce secteur donc j’aimerais pouvoir effectuer un autre stage de production dans un format d’émission plus tourné vers le divertissement (jeu, téléréalité) ou la culture (culture musique, culture people).

En quoi penses tu que le MBA puisse t’aider ?

Je pense que le MBA m’apporte une crédibilité supplémentaire vis-à-vis de mon parcours et de mes envies de travailler dans le secteur de l’audiovisuel. Il vient m’apporter également des connaissances techniques sur le processus de production d’une œuvre audiovisuelle et me permet également de comprendre plus en détails les besoins (en termes de ressources humaines, technique, juridique, économique …) pour pouvoir espérer un jour monter ma propre société de production.

Pourquoi as tu choisi d’intégrer le MBA de Production Audiovisuelle ?

J’ai choisi le MBA Production Audiovisuelle de l’ESG car je trouvais que mis à part le cursus académique riche et complet qu’il proposait, il intégrait une part importante à la vie associative, notamment à travers des projets proposés comme celui de produire une émission au festival de Cannes. Cette expérience a été magnifique pour moi, même si je suis plus intéressé par la télévision que le cinéma, car se retrouver dans un cadre aussi prestigieux pour interviewer des professionnels de l’audiovisuel et découvrir un univers aussi médiatisé à l’international comme l’est Cannes reste une expérience unique.

Qu’as-tu appris de particulier dans ce MBA ?

Au delà du fait que le MBA m’a aidé à mieux appréhender le monde de l’audiovisuel sur tous les aspects, je peux dire j’ai acquis une culture TV beaucoup plus élargie notamment grâce aux très bons cours de M. Joël Perruchione sur l’histoire de la télévision française. Une des leçons et phrase phare que j’ai également pu retenir de ce MBA vient de Mr Philippe Marcoux, responsable pédagogique de notre MBA :

« Dans l’audiovisuel c’est 50% de savoir-faire et 50% de faire-savoir ».

Article rédigé par
Pierre Chenevat (promo 2009)

jeudi 15 juillet 2010

Interview de M. Ghislain Achard - Ancien DG de France TV, intervenant MPA


Ancien Directeur Général de FRANCE TELEVISION, Ghislain ACHARD cumule les casquettes et les activités autour du petit écran. Pourtant il parvient depuis plusieurs années à trouver le temps de venir partager son savoir et ses connaissances avec les élèves du MBA Production Audiovisuelle de l'ESG. Alors que le service public de l'audiovisuel connait de forts bouleversements, nous avons pu obtenir les observations d'un professionnel avisé.





Julie Miniussi : Quelles sont vos activités actuelles ?

Ghislain Achard : J’ai une société de Conseil « GAMMES » pour laquelle je travaille comme Consultant. Je réalise des études, des audits pour des groupes médias (radio, télévisions, etc) sur des aspects généraux d’organisation, de programmation et de gestion, et surtout des projets de développements (création de nouvelle chaîne, développement numérique, etc…).

Depuis peu, je suis également producteur. Nous avons beaucoup de projets en développement à destination des chaînes de télévision française. Nous essayons de nous positionner sur des sujets et des traitements qui sortent de l’ordinaire, un peu moins consensuels et un peu plus audacieux, ce qui à mon sens correspond à la demande actuelle.

Enfin, je fais partie du Comité stratégique et numérique, placé sous l’autorité du Premier Ministre. Nous coordonnons le passe de l’analogique vers le numérique. Nous supervisons également la question du « dividende numérique ».


J.M. : Nous vous connaissons au sein du MBA comme l’un des 4 instigateurs de la nouvelle chaîne de télé MCE – Ma Chaîne Etudiante MCE. Comment êtes-vous lancé dans ce projet ?

G. A : Comme souvent dans ce type de projet : c’est d’abord une rencontre de personnes, issue d’univers différents et complémentaires : F. Chalom et Ph. Marcoux qui sont des professionnels de la télévision, P. Azoulay, venu du monde de l’enseignement, et moi-même.

Nous avons identifié le besoin d’avoir un média spécifique sur le sujet souvent anxiogène pour les jeunes et pour leurs parents qui est celui de la formation et des choix d’orientation.

Naturellement ce fut difficile et long à mettre en route comme toujours pour ce type de projet. Il faut trouver les financements, constituer des équipes, avoir du stock de programme… L’audiovisuelle reste une industrie lourde et le processus est long. Pourtant, il est toujours très agréable d’être à l’origine d’un projet : ça laisse une liberté de création et d’organisation.


J.M : La taxe prévue pour remplacer la perte de revenus dû à la suppression de la publicité sur France Télévision à a été retoquée ; en tant qu’ancien DG du groupe FTV avez-vous à dire sur ce sujet ?

G. A : Je n’étais pas très favorable à la suppression de la publicité sur le Service Public de la télévision, qui constituait des recettes stables et propres. Le problème du remplacement de cette ressource est épineux. Bruxelles a effectivement retoqué la taxe prévue et dont on ne sait ce qu’elle va devenir. Pour pallier à cette perte de recettes, compter sur le seul budget de l’Etat est dangereux : celui-ci évolue chaque année en fonction de priorités différentes. Le courage d’imposer une redevance élevée et attribuée directement aux chaînes de télé et radio Comme en Angleterre ou en Allemagne me semble une idée de fonctionnement intéressante.


J.M : Pourquoi intervenir dans le MBA Production Audiovisuelle ?

G. A : Cela fait 3 ans que j’interviens dans le MBA de Production Audiovisuelle. J’aime avant tout transmettre mon expérience et ma connaissance du terrain, du monde de l’entreprise ; j’interviens d’ailleurs régulièrement dans différentes structures. J’aime particulièrement l’échange avec la jeune génération, la spontanéité des question impertinente.

En outre, cela nécessite une certaine introspection, d’analyser la manière dont on travaille et dont se pose dans le monde professionnel. On apprend aussi beaucoup sur soi-même.

Ce MBA est très intéressant en complément d’un cursus général. Si une base généraliste est essentielle ce secteur demande aussi des compétences qui lui sont propres. Cette formation permet de les acquérir. Il est important d’avoir des bases solides dans ce genre de métiers assez généralistes.


J.M : Le secteur télévisuel connaît de profonds bouleversements (nouveaux medias, nouveaux modes de consommation...) Quelle est votre opinion sur cette évolution du secteur audiovisuel que l’on observe actuellement ?

Effectivement nous sommes dans un virage mais faut tempérer cette évolution puisque les chiffres tendent à le prouver : la télévision reste LE média classique. Et par ses ressources il reste le seul média capable d’offrir des contenus de ce type. Les programmes télé restent chers à faire (plateau, re portages, rédaction, etc…). Par exemple, avec MCE, si nous avions fait une WebTV, nous n’aurions jamais pu financer les programmes que nous proposons.

Ce qui est un peu inquiétant c’est l’effritement de l’audience : il se crée beaucoup de petite chaînes, mais dont aucune n’a les moyens de produire des programmes coûteux comme des fictions. Toute la difficulté est là : comment maintenir un bon niveau de création s’il n’y pas de moyens sérieux pour financer ?

Pour l’instant, si la consommation se modifie mais le modèle économique reste le même. La question est pour combien de temps ? C’est une question difficile.


Propos recueillis par Julie MINIUSSI, MPA Promo 2010

mercredi 12 mai 2010

Interview de Denis CANTIN


Denis CANTIN est l'un des intervenant MBA Production Audiovisuelle. Il propose un cours intutilé "marchés internationaux et formats TV". Il est également Vice-President, Sales Europe chez Twentieth Century Fox France. Il répond à nos questions pour Grand Angle.

Aurore Poret : qu’enseignez-vous aux étudiants du MBA production audiovisuelle ?

Denis Cantin : depuis six ans, j’interviens pour présenter les différents formats et les modalités de la vente/acquisition de droits TV à l’international. Ce cours évolue en fonction de l’actualité. Je dresse aussi un panorama de l’audiovisuel à l’étranger tout en présentant l’évolution du marché de l’offre et de la demande et les formats les plus porteurs et exportables.


A.P. : Vous travaillez aussi pour la Fox, en quoi consiste votre poste ?

D.C. : Je suis en charge de la vente du catalogue Fox Films et Séries sur l’Italie et je possède aussi deux autres activités transversales de développement en Europe: la FVOD (Free Video On Demande ; la catch up TV gratuite financée par la publicité comme celle d’M6replay) et les vente formats US de fiction pour des adaptation TV nationales dans plusieurs pays. J’ai débuté à la Fox en 2001, au moment de l’arrivée de la real TV, j’ai donc commencé à la Fox par la vente, aux chaînes européennes, de formats US (Reality, jeux, et divertissement) -comme « Tentation Island/L’île de la Tentation » ou encore « Mon Incroyable Fiancé » à TF1, ou « La Pupa e il Secchione/Beauty and the Geek » sur Italia Uno - et de programmes américains que l’on appelle souvent aujourd’hui les « ready made ». Je dois admettre que dans ce domaine, nous venons de vivre une décennie absolument incroyable.


A.P. : quel a été votre parcours avant d’arriver à la Fox?

D.C. : L’Institut de Sciences Politiques d’Aix-en-Provence après le Bac, un DEA en histoire du Droit, et suite à un échange Erasmus à l’Université de Pérouse (Italie), j’ai entamé une Thèse à Rome sur les documentaires historiques Français et italiens. J’ai pu ainsi poursuivre avec un stage à la RAI et surtout un Master Européen en Management Audiovisuel (EMAM, Rome) financé par le plan européen Media. J’ai commencé mon activité professionnelle en tant qu’assistant de production en France. Après un passage au Ministère de la défense, où j’étais en charge des ventes internationales des archives audiovisuelles, j’ai été embauché la Fox où je travaille depuis 9 ans.


A.P. : Quels sont actuellement les formats les plus vendus ?

D.C. : on est sur une programmation de crise marquée par l’achat de valeurs sures orientées vers des marques établies - Survivor ou Big Brother sont confirmées par la plupart des diffuseurs mondiaux - ou une certaine forme de cocooning (coaching, cuisine, enfants…etc.) souvent à travers des programmes relativement moins coûteux et rediffusables. En ce qui concerne les fictions nationales, seules les comédies familiales, quelques mini-séries historiques, et certains policiers, s’ils sont très « locaux », se portent bien. Les sketches et les telenovellas sont aussi en plein essor.


Propos recueillis par Aurore Poret, MPA promo 2010

mardi 20 avril 2010

Le MPA débarque au MIP!

Le MIP TV ou Marché International des Programmes Télévisés est un évènement incontournable pour tous les professionnels du secteur de l’audiovisuel du monde entier. Du 12 au 16 avril 2010, à Cannes, se sont négociés près de 4 milliards d’euros de droits .

Malgré l’apparition d’un certain nuage islandais venu assombrir le ciel européen, acheteurs, vendeurs, et producteurs du Japon, des Etats-Unis, d’Israël comme d’Europe étaient bien réunis au Palais des Congrès et Festivals. Cette année Singapour, grand spécialiste de la fabrication de programmes en 3D, était mis à l’honneur de cette édition comme l’a annoncé Monsieur le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lors de son discours d’ouverture du Salon.

Le MPA était bien sûr présent à cet évènement : Charlotte, Mathilde, Amélie et Pierre sont partis caméra à l'épaule afin de réaliser des interviews destinées à élaborer des « fiches métiers vidéos » pour le club de l'audiovisuel. Le rythme fut intense et les journées chargées mais les membres de l’équipe ont pu réaliser leurs interviews sans encombre grâce à l’aide précieuse de toute l’équipe de l’organisation du ReedMidem et de Martine Donboly.

Rencontres avec certains grands acteurs des médias, participation à des conférences, au concours du Content 360°, leur ont permis de mieux comprendre les nouvelles tendances 2010 telles que les concepts transmedia et crossmedia, les innovations en matière de gestion de contenu ou encore la technologie 3D.

Ce 47ème MIP TV a donc clairement mis en avant le concept transmédia (étudié en cours) qui permet l'interactivité avec le téléspectateur (interview de David Michel de Marathon Média et conférence sur le jeu facebook des « Totally Spies »). Voir l'article "Transmédia" sur Grand Angle.
A ce sujet, Tim Kring créateur de la série Heroes a accentué sa conférence sur le fait de développer le concept de « téléspect’acteurs » pour ainsi offrir au public de sa série la possibilité d'interagir avec l'histoire de la série ou de la fiction sous toutes ses formes. En interview, il confiera plus tard que ce concept pourrait très rapidement être étendu à d’autres types de programmes tels que les jeux et divertissements ou encore la télé-réalité.

Pour ce qui est du crossmédia ou principe de mise en réseau des médias, l’importance des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook et des nouveaux médias digitaux, avec l’émergence de la télévision sur téléphone portable, ont été rappelés à maintes reprises par différents intervenants.

C’est dans ce contexte de croisement des médias que Lagardère a également choisi le MIP TV pour annoncer en exclusivité son partenariat avec Youtube en vue de mettre à disposition du contenu sur leur plateforme. L’objectif étant bien sûr de recruter de nouvelles audiences.

Les étudiants ont également pu tester la technologie 3D appliquée au petit écran. Cette télévision en relief nouvelle génération était présentée sur le stand TF1 sur deux écrans différents côte à côte. Un de marque Samsung, déjà commercialisé mais assez onéreux et l’autre Hyundai, pas encore présent sur le marché. Attention ! Le port des lunettes est obligatoire pour les deux technologies mais la différence ne saute pas aux yeux…
Pendant la Coupe du Monde, TF1 proposera 5 rencontres au format 3D. Véritable demande du public ou gros coup de pub ?
Tout l’enjeu de cette technologie se situe dans le fait de réussir à s’imposer au sein des foyers.

Le Content 360° était également un moment fort de cette édition, créé en 2005 et organisé cette année par Ogilvy & Mather, ce concours à pour vocation de stimuler l'innovation dans le domaine des contenus et des services interactifs, la création d'applications qui exploitent parfaitement les possibilités offertes par les plateformes numériques haut-débit (internet, mobiles, etc) pour optimiser le rapport entre le public et les chaînes de télévision et maximiser leur audience. Cent quatre-vingts dossiers venant de trente-quatre pays ont été déposés pour cette compétition, dont le but était de trouver une opération de contenu de marque originale pour Coca-Cola, client du réseau publicitaire. Le prix d’une valeur de 10 000€ a été remporté par une société de production Britannique, Scorpion TV, qui a proposé une émission de télé-réalité qui suivrait six équipes de jeunes en train de concrétiser des projets humanitaires.
Ce concours est également ouvert aux étudiants. Un challenge qui pourrait être relevé par la promotion du MBA l’année prochaine… affaire à suivre !

Quoiqu’il en soit cette expédition au MIP TV fut très enrichissante à tous points de vue pour les étudiants du MBA et a permis de mettre en parallèle la réalité du marché de l’audiovisuel avec les connaissances apprises en cours. Fort de cette expérience, ils ont réalisés un blog où sont mises en ligne toutes les interviews réalisées lors de cet évènement : http://mpa-miptv2010.blogspot.com/


mardi 15 décembre 2009

Longue vie à MCE !!

Le MPA a pu assister de près et avec enthousiasme à la naissance d'une nouvelle chaîne : MCE pour « Ma Chaîne Étudiante ». Quatre personnalités sont à la tête de ce projet : Pierre AZOULAY - Président de la chaîne (qui fut pendant de nombreuses années le président du groupe PGSM auquel appartient notre école), Ghislain ACHARD (ancien Directeur Général de France Télévisions), Philippe MARCOUX – Directeur d’antenne et des programmes (et Directeur de notre MBA de production audiovisuelle), enfin, Florence SHALOM – Directrice des production (et que nous connaissons dans le MPA pour nous avoir donné des cours d’organisation de production). Cette chaîne s'adresse à nous, étudiant et à tout ceux qui impliquent jeunesse et énergie dans leur études. La chaîne s'axe sur une grille de programmes originaux produits par MCE et diffuse également des séries achetées. Bien qu'encore dans ses premiers mois d'activité, elle a déjà développé une identité propre : à la fois savoir être pointue dans ses services rendus aux étudiants dans la gestion de leur vie quotidienne (logement, budget, loisirs, etc) tout en gardant une certaine légèreté dans le traitement des questions liées à l’orientation et autres choix professionnels qui semblent souvent cornéliens à cette préiode de la vie. De « Ma quotidienne » présenté par Isabelle Brès à « N'oublie pas ton passeport », la chaîne n'hésite pas à garder un ton allègre et à insuffler une certaine dose de bonne humeur dans l’appréhension de ces questions estudiantines afin de ne jamais tomber dans le ton professoral et parental que les 16-25 ans connaissent déjà bien trop dans leurs structures scolaires ou familiales. On perçoit ainsi la bonne humeur communicative des chroniques tout comme la rigueur éditoriale des contenus et de la forme qu'ils prennent. En tout cas, et pour la joie qu'elle nous apporte, longue vie à MCE !

mercredi 29 avril 2009

Virginie Arribart - Directrice adjointe Ressources Humaines des Pôles Antenne Production et Cinéma de TF1 ET Géraldine Cardeilhac - Chef de groupe R

Quelles sont vos principales missions ?

Virginie Arribart : Ma principale mission est d’appliquer la politique de gestion des ressources humaines, définie par la Direction des Ressources Humaines du Groupe : sur les rémunérations, les formations, le management et la gestion des carrières.
J’ai également en charge l’analyse des besoins humains au sein de l’entreprise et le maintien d’un dialogue social de qualité avec les partenaires sociaux
De plus, je suis garante de la bonne application et du respect du Droit du travail.
Il est important pour exercer cette fonction d’établir des relations de confiance avec l’ensemble des managers des pôles dont j’ai la responsabilité, mais également avec l’ensemble des collaborateurs.
Je ne suis pas seule pour mener à bien l’ensemble de ses missions, j’ai une équipe auprès de moi dont Géraldine CARDEILHAC fait partie.

Quel a été votre parcours professionnel ?

V.A. : J’ai obtenu une maîtrise AES, Administration Economique et Sociale et un troisième cycle spécialisé en Administration du personnel. J’ai commencé à travailler dans une SSII de 1991 à 1993. En 1994, j’ai intégré Madelios filiale du Groupe Bouygues puis en 1996 j’ai été recruté au sein de la Direction des Ressources Humaines de TF1. En 2003, j’ai obtenu le DESS Communication audiovisuelle de l’Université Panthéon-Sorbonne par le biais de la formation continue.
Cet enseignement m’a permis de mieux appréhender l’environnement des Médias.

Quelles sont les principaux métiers du groupe TF1 ?

V.A. : Le Groupe TF1 dû fait de la diversité de ses activités possède 140 métiers. Les lister est donc impossible, ils sont évidemment en lien avec les Antennes du Groupe, les régies publicitaires, l’activité édition distribution ou le pôle nouveaux médias.

Quel est le profil d’un bon stagiaire ?

V.A. : Un stagiaire doit être curieux, motivé par sa formation, posséder de bonnes capacités d’adaptation et surtout être passionné.

Pourquoi est-ce important pour TF1 de multiplier les relations avec les écoles ?

V.A. : Etablir des partenariats avec des écoles identifiées en fonction de nos activités est indispensable.
C’est avant tout établir un lien fort entre deux mondes celui de l’Entreprise et celui de l’Education. De notre côté, il s’agit de proposer des stages voir des emplois mais également des intervenants professionnels. Du côté des écoles c’est nous proposer un vivier de jeunes diplômés compétents et motivés.

Que pensez-vous, plus spécifiquement, du MBA de Production Audiovisuelle de l’ESG ?

V.A. : Je vais surtout laisser la parole à Géraldine, CARDEILHAC qui a identifié cette école.

Géraldine Cardeilhac : J’ai pu apprécier cette formation par le biais de recrutements de stagiaires et de CDI pour la Direction de l’Antenne de TF1 (Amandine Ferreira ou Charlotte Denaud).
Le MBA Production Audiovisuelle possède différents atouts : l’enseignement opérationnel réalisé par des professionnels des médias tels que Gérard LOUVIN, ou Florence CHALOM, le rythme et la durée des stages.
En effet le calendrier du MBA s’intègre parfaitement à celui de la saison télévisuelle, les étudiants peuvent dès la rentrée participer à l’élaboration de différentes émissions.

Quel conseil pourriez-vous donner aux étudiants de cette formation ?

V.A. : Il faut préserver votre passion et votre enthousiasme qui vous guideront pendant toute votre expérience professionnelle. Saisissez toutes les opportunités, possédez une bonne compréhension des différents environnements celui du Producteur, comme celui du Diffuseur.

Accrochez-vous, la période est difficile mais il y aura toujours des émissions à produire, et toujours la volonté de se renouveler.

Article rédigé par
Pierre Chenevat et Barbara Bey (promo 2009)